Tout le vrac en pratique, c'est pratique !

Pour débuter cette rubrique Ils parlent du vrac, je tenais à vous partager le témoignage de Céline Mennetrier. Céline est auteure et créatrice culinaire. Flexitarienne des premières heures, ces livres parlent de recettes astucieuses, de produits de saison, souvent locaux et bio. Elle collabore notamment avec la maison d’édition Terre Vivante. Parmi ses titres : « Je cuisine les restes et je fais des économies », « Ma petite cuisine végétarienne », « Mon panier bio, j’en fais quoi ? »… Des recettes gourmandes et accessibles illustrées par les photos sublimes d’Aurélie Jeannette, photographe culinaire et amie.

Nous avons eu le plaisir de travailler ensemble à la valorisation de productions locales. Elle est aussi une amie de longue date, camarade de pauses café, avec qui je partage une vision responsable et optimiste du monde. Céline a joué un rôle important dans mon « éveil » à la pratique du vrac, et je l’en remercie !

Depuis quand le vrac fait-il partie de ta vie ?

Depuis l’enfance ! Mes parents m’ont toujours appris à consommer des produits locaux de saison. Nous achetions toujours nos fruits & légumes au marché, nos fromages chez le fromager et la viande chez le boucher. C’était déjà du « vrac » frais. Je n’ai jamais acheté de légumes emballés en supermarché. Une fois adulte, je n’ai pas changé mes habitudes. Et j’ai vite réalisé qu’au niveau de la qualité, comme du prix bien souvent, il n’y avait pas photo.

Depuis mon arrivée sur Grenoble, il y a presque 20 ans, je consomme désormais majoritairement des produits issus de l’agriculture biologique. C’est à la même période que j’ai commencé à acheter davantage de produits en vrac.

Quels produits achètes-tu en vrac et auprès de qui ?

En vrac hors frais, j’achète principalement des produits d’épicerie sèche : huiles, graines, légumineuses, céréales, sucre, cacao… chez Biocoop. Uniquement des produits bruts, car je cuisine beaucoup de choses maison.

Côté hygiène, je trouve mon shampooing solide à La Bonne Pioche. Également mes cups et autres accessoires écologiques type lingettes démaquillantes ou brosses à dents. Sans oublier leurs sirops en vrac, dont je suis fan !

Concernant les produits d’entretien, je fais un stock d’ingrédients pour fabriquer mes propres produits comme le vinaigre blanc.

En tant que « cuisinière du quotidien », comment organises-tu ton vrac ?

Pour les courses en vrac au magasin, j’apporte une bonne dizaine de sacs en tissus – que je lave après chaque utilisation – et quelques bouteilles en verre que j’utilise pour les liquides comme l’huile, les sirops ou le savon noir.

A la maison, je transvase ensuite le contenu de mes sachets en tissus dans des bocaux type Le parfait pour les farines et les céréales, et des bouteilles en verre d’1 litre à large goulot pour les légumineuses, les amandes et les noisettes, et les fruits séchés comme les raisins secs. Je les trouve très pratiques pour l’utilisation au quotidien en cuisine.

Je récupère aussi les petites bouteilles en verre des coulis de la Laiterie Gilbert pour les épices, les herbes séchées et les petites graines. J’ai un meuble sur-mesure pour elles !

Quel est selon toi le principal frein à la pratique du vrac ?

L’organisation. Il faut être bien organisé pour faire ses courses en vrac. Lister avant les produits et quantités dont on a besoin. Préparer ses sacs et contenants, selon plusieurs tailles. Il ne s’agit pas de racheter des sacs sur place !

Également, notre sac de courses peut vite devenir lourd, avant même de l’avoir rempli. Attention aussi à la casse de bouteille en verre lors du transport. Pour ma part, je transporte mes courses à vélo, en petites quantités, donc c’est gérable.

Pour généraliser le vrac, y-a-t-il des solutions que tu aimerais voir se développer ?

Oui, je pense que la livraison à domicile est une bonne solution pour rendre le vrac plus accessible. A Grenoble, par exemple, il y a Aux Petits Grains qui propose à l’achat en ligne et le retrait en point relais ou livraison à domicile.

Pourquoi ne pas aussi développer l’achat groupé. On achète en plus grande quantité, et on dispatche entre amis et voisins. C’est intéressant pour les produits à longue durée de vie, comme les pâtes alimentaires ou les légumes secs.

Quelle « vrac’acheteuse » es-tu ?

Je dirais « organisée ». J’ai mes habitudes, ça roule.
Il me reste un pas pour devenir « experte » : apporter avec moi des wraps à la cire d’abeille pour que le fromager y emballe ses fromages.


Céline partage sur son blog artichautetcerisenoire.fr, des recettes simples, gourmandes et de saison.
Une invitation à manger bon et bio !

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