Tout le vrac en pratique, c'est pratique !

L’histoire du vrac, c’est l’histoire de la consommation d’antan. Il existait partout avant la révolution industrielle du 19ème siècle.
Même nos grands-parents des campagnes, panier à la main, achetaient au marché ou à l’épicerie du village ce qu’ils ne produisaient eux.
Il n’est donc pas si loin le temps du vrac. Mais ça c’était avant. Avant l’avènement de la consommation de masse et de la concentration du secteur agroalimentaire.

Pourtant dans la baie de San Francisco, le vrac existe depuis des décennies. Il est issu du mouvement hippie et contestataire des années 1970. Rainbow Grocery, en tête de proue, est la coopérative hippie de San Francisco avec du bio, du local et du vrac au cœur du Mission District. L’idée de ces groupes appelés «Food Conspiracies» était alors de proposer une alternative à la nourriture industrielle dans une société qui découvrait la consommation de masse. Ces collectifs contestataires se développent aux États-Unis et au Canada, et ouvrent des épiceries exclusivement dédiées au vrac. Je vous invite à lire l’article très intéressant « Au bonheur du vrac ».

source : foundsf.org

Le retour du vrac

Qu’importe qu’elle ait été un symbole de la contre-culture, qu’elle soit passée des hippies aux hipsters, le vrac perdure, mobilise autour d’une même aspiration, celle d’un retour à une consommation plus simple et saine.

Par ailleurs, la vente en vrac est restée une pratique populaire dans de nombreux pays dits « en cours de développement ». Là où les enseignes de grande distribution sont moins implantées. L’habitude aussi de voir les produits avant l’achat, est culturel.
Par exemple en Chine à Guangzhou, l’enseigne Carrefour propose une partie de ses denrées alimentaires en vrac pour attirer ses clients. Les produits sont également principalement issus de circuits courts et ne nécessitent pas d’emballage.

La première fonction d’un emballage est de protéger et de conserver les aliments. Au temps du silex, la nourriture était conservée dans des feuilles, des coquillages ou encore des peaux de bêtes.

Avec les innovations créées par l’Homme, les emballages composés de matériaux bruts travaillés font leur apparition (comme le bois, le cuir, le liège, l’argile et les fibres végétales) ou de matériaux transformés (comme le verre, le papier ou les métaux). Le premier plastique créé par Alexander Parkes est apparu en 1862.

À partir du début du 20ème, les contenants commencent à être utilisés aussi à des fins marketing. Puis la consommation connaît une envolée. Et face au climat concurrentiel, l’emballage devient un véritable outil de communication et d’argument de vente. Même éphémère et jetable, le packaging devient l’un des principaux facteurs influençant l’achat. Car oui, déconnectés de la terre et de ceux qui fabriquent notre nourriture, nous avons besoin d’information.

crédit : Antoine Repessé / Exposition #365 Unpacked

Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, l’achat en vrac fait partie du mouvement « Zéro Déchet », qui défend un mode de vie responsable, une meilleure maîtrise de ses achats, un retour à un mode de vie plus simple et une réduction du gaspillage et des déchets générés par les emballages.

Et il y a des solutions pour conserver de nombreux aliments dans de bonnes conditions, utilisons-les.
Il y a des solutions aussi pour être informés sur les produits achetés en vrac et assurer leur traçabilité. C’est ce que quoi nous travaillons activement 🙂

Alors finalement, le vrac dans l’histoire de la consommation : une évolution logique ? C’est ce qu’annoncent de nombreux sociologues et économistes. Nous passons de l’ère du progrès à l’ère de la résilience.

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